Une... Deux... Trois Hespérides ? Mouip, le compte y est !  posté le samedi 06 septembre 2008 21:35

 

 

 Bienvenue dans notre verger 

 


  {#} Un peu de culture...

 

Avant que présentations ne soient faites, nous vous proposons un voyage dans le passé, direction la Grèce Antique et ses fabuleux mythes, à la découverte des Hespérides...


Dans la Mythologie Grecque, les Hespérides sont les Nymphes du couchant. Selon les versions, on dit qu'elles sont nées de l'union d'Atlas (le Titan qui porte le monde) et d'Hespéris (l'Heure du Soir) ou bien de Nyx (la Nuit). Traditionnellement au nombre de trois, les noms qui reviennent le plus souvent sont principalement Hesperie, Aéglé et Erythie.

Elles résident dans un verger au confin du monde appellé Jardin des Hespérides où elles veillent et protègent, en compagnie du Dragon Ladon, des pommes particulières puisqu'elles sont en or. En effet, ce sont les offrandes de Gaïa (Déesse de la Terre) pour les noces d'Héra (Protectrice des Femmes et Déesse du Mariage ainsi que de la Fécondité) et de Zeus (Roi des Dieux).

 


{#} Le pourquoi du comment...

 

  • Pourquoi avoir choisi de faire ce blog ?

Je pense que tout est dit dans le descriptif. La seule chose que nous pourrions rajouter, c'est un projet de livre.

 

  • Pourquoi avoir choisi les Hespérides ?

La réponse est simple. D'une part parce que nous sommes passionnés par les mythes et légendes et d'autre part parce que chaque article de notre blog sera aussi précieux pour nous que les pommes pour les Hespérides. Nous répondrons d'ailleurs par la suite chacune sous le nom d'une Hespéride.

 

  • Qui se cache derrière ces mystérieuses Hespérides ?

Héhé, vous tenez vraiment à le savoir ?

Eh bien voilà, nous sommes trois étudiantes de 16, 17 et 20 ans (tout du moins au début de ce blog) amies sur la Toile et depuis peu dans la Vraie Vie. Cela ne vous suffit pas ? Eh bien il faudra patienter et apprendre à nous connaitre à travers nos articles... {#}

 

Pour tout autre question, n'hésitez pas à nous les poser dans les commentaires ou en message privé.

 


{#}Citation...

 

"Il y a des gens dans le monde qui n'ont de succès que par leurs défauts."

Madame de Genli

 

Vous croyez qu'on peut réussir avec nos défauts ET nos qualités, nous ?

 

Bonne lecture !

 


Découvrez Calogero!

 

 

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Les pommes ne tombent jamais bien loin du pommier...  posté le lundi 08 septembre 2008 20:46

Il lui fallut quelques instants pour sortir de sa torpeur, ou plutôt une eternité : Erythie prenait finalement conscience de son angoisse. Sa timidité était la source de ses plus grandes joies, mais aussi son plus lourd fardeau.

 

Comment peut-on vivre lorsque l'on ne désire rien de plus que le monde à ses pieds... qui malgré tout nous terrorise ? Un rêve éveillé. C'est donc cela son remède ?...

 

Le même lycée. Une nouvelle classe. Des visages méconnus. Le même style de vie. Une solitude terrifiante et pourtant... c'est ainsi qu'elle aime vivre car au fond, elle sait qu'il ne fait que sommeiller, l'espoir qui la conduira vers ses rêves...

 


 

Aéglé prit son envol. Elle désirait tant s'enfuir loin d'ici, loin des responsabilités... La chute se fit rapidement sentir : l'homme ne peut fuir et elle le sait cruellement. La mort l'accable et elle l'exècre.

 

Une dernière année de lycée s'annonce pour elle mais une angoisse sans fin revient la hanter. Peut-on vraiment accomplir ses rêves, si étranges qu'ils paraissent ?

 

Déchirée par la faucheuse qui la poursuit, elle retrouve peu à peu le goût d'aimer grâce au petit cerbère Duncan qui lui offre l'espoir...

 


 

Hespérie prit conscience de sa position dans l'univers... Qu'était-elle vraiment  ? Dans chacune des milliards de galaxies, des milliards d'étoiles, et autour de ces milliards d'étoiles, des dizaines de planètes... la possibilité de n'être pas seule dans l'univers ne lui semble plus si improbable...

 

L'idée de cette troisième année de classe préparatoire lui est insupportable, et le chemin vers son rêve se détourne à mesure qu'elle s'en dégoute. La science change sa façon de voir le monde et le moindre papillon perd à ses yeux la beauté d'antan.

 

Elle espère elle aussi, car peu à peu... elle a le sentiment de se perdre et craint de ne jamais se retrouver...

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To be Me, or to be Her : that's the question  posté le vendredi 12 septembre 2008 18:53

Être Moi ou être Elle, telle est la question.

 

 

Elle, elle se manifeste parfois, lorsqu’on l’attend le plus, mais de toutes façons on ne l’attend pas, elle vient, elle me ravit la parole, un point c’est tout.

Elle est comme un fantôme. D’abord parce qu’elle prend possession d’un corps, du mien par extension. Ensuite parce qu’elle est totalement transparente. Et tout ce qu’elle possède devient invisible. Moi, par extension.

Elle, elle est bien enracinée en ma personne. Dès qu’elle me possède, je ferme la bouche, j’écoute, je suis seule.

Elle est toujours inintéressante, parce qu’elle ne parle jamais d’elle, en fait elle ne parle pas tout court. Elle est muette comme une carpe, et moi je me débats pour briser le silence, mais elle est plus forte. Je la crois invincible.

Et puis, une chose en entraînant une autre… le silence et la platitude entraînant la solitude… je me retrouve seule avec elle. Et ce sont les pires moments de ma vie. Ces moments où je voudrais exploser d’enthousiasme, de joie, d’intérêt enfin. Mais je n’y arrive pas, elle m’y en empêche.

Elle, elle a peur des autres. Elle n’aime pas leur regard critique qui la voie à travers moi. Elle n’aime pas qu’ils la jugent. Et elle pense tout le temps que c’est ce qu’il font, qu’ils passent leur temps à parler d’elle, à la critiquer.

Elle, elle ne m’aime pas. Elle a honte de qui je suis, et de ce qu’elle est. Elle nous trouve trop timides, trop insociables. Elle me trouve idiote parce que je préfère la compagnie d’une machine à celles des humains. Elle me déteste de lui faire subir cela, parce qu’elle ne veut pas que les gens sachent pour nous.

Elle, je l’aime pas.

 

Moi, j’ai des moments de colère, de joie et de tristesse aussi.

J’ai des sentiments, sauf que tout le monde ne le sait pas.

Moi, j’aime avoir des instants de folie, et éclater de rire, et pleurer silencieusement.

Mais qui pourrait le savoir ?

Moi, je suis malicieuse et attachante, j’ai un sens de l’humour coquin.

Les autres l’ignorent.

Moi, je La déteste.

 

Sauf qu’Elle est Moi, et que Je suis Elle.

Elle représente ma timidité, mon incapacité à avoir des relations sociales normales. Je la hais.

Je représente la personnalité qui s’exprime lorsque je suis avec mes proches, qui n’a pas honte de ses désirs et de ce qu’elle aime. Je voudrais toujours être Moi.

 

Mais nous sommes telles des sœurs siamoises, et j’ai peur que nous soyons liées à jamais. J’essaie pourtant, sans arrêt, de l’éloigner, loin, très loin. Mais chassez le naturel, et il revient au grand gallot…

 

 

 

Alors ? Suis-je vraiment Elle ? Est-elle vraiment Moi ?

Qui suis-je ?

 

 

Erythie

Texte écrit le 8 septembre 2008.

Au départ, je devais écrire un texte sur la peur de la rentrée, mais j'ai été inspirée par autre chose... J'espère que vous arrivez à comprendre ce texte, et peut être même à me comprendre =)

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Logique ou paradoxe ?  (Citations) posté le dimanche 14 septembre 2008 13:07

"Rien n'est plus compliqué que le simple."

A réflechir...

{#}

 

 

Héspérie

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Qui a dit qu'oublier était chose facile ?  (Citations) posté le dimanche 14 septembre 2008 21:58

Quoi ! lorsque je nomme l'oublie et que je reconnais également ce que je nomme, comment pourrais-je le reconnaître si je n'en avais pas le souvenir ? [...]

Ainsi, quand je me souviens de la mémoire, c'est par elle même que la mémoire s'offre à la mémoire ; mais quand je me souviens de l'oubli, l'oubli et la mémoire sont présents à la fois, la mémoire d'où je tire mon souvenir, l'oubli, objet de ce souvenir. Mais qu'est-ce que l'oubli, sinon le défaut de la mémoire ? Comment peut-il donc être l'objet présent de mon souvenir, puisque sa présence constitue l'impossibilité du souvenir ? Cependant si notre mémoire retient ce que nous nous rappelons, et si nous ne pouvons absolument pas reconnaître ce que signifie le mot oubli, quand nous l'entendons, à moins de nous rappeler l'oubli, la mémoire retient donc l'oubli. Il est là, sans quoi nous l'oublierions ; mais dès l'instant qu'il est là, nous l'oublions. S'ensuit-it qu'il n'est pas présent par lui-même à la mémoire, quand nous nous le rappelons, mais par son image, car si l'oubli était lui-même présent, il produirait non pas le souvenir, mais l'oubli. Qui donc découvrira enfin la solution de ce problème ? Qui comprendra ce qu'il en est ?

Saint-Augustin, Les Confessions, Livre X



Ou comment vouloir ne jamais se souvenir...


Hespérie

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